Bien entendu sans cercle pas de fédé ni de confédé.
Mais sans fédé ni de confédé peut-on imaginer qu’un travail de collectage et de formation pourrait être fait avec la même efficacité, la même ampleur, la même cohérence ? Bien sur que
non !
Donc sans fédé ou confédé, pas de mutualisation, pas de visibilité, pas de communication, pas d’échanges, pas de force… Accessoirement sans confédé, pas de visionnage, pas de classement, pas de promotion vers les festivals, pas de fêtes
War’l Leur, …
Donc si sans les cercles les fédés et la confédé n’auraient pas
de sens, sans fédés ou confédé donc sans mouvement fédératif
sans doute que la culture Bretonne ne serait pas là ou elle en
est, pas aussi structurée pas aussi forte et demandée…
L’un à besoin de l’autre et réciproquement et l’un et l’autre doivent en être conscient et y être sensible !
Continuons alors à avancer ensemble, en bonne écoute et en bonne entente. De grâce conservons en Divroet cet esprit
de grande communion et d’échange, n’oublions pas que derrière
la fédé il y a des groupes.
Surtout ne tombons pas dans le travers, maintenant communé-
ment constaté en Bretagne, les bagadou ne bossent que pour
le concours, les cercles payent des sonneurs et la confédé doit
me classer en 1ère ou 2nd ( parce qu’on est les meilleurs) et surtout nous donner des sorties !
Donc je vous invite à continuer à soutenir les actions de ces
fédés et de la confédé ( allez aux stages, proposez des visionneurs, apportez des idées, du temps…). Notre force en Divroet (parfois notre faiblesse) c’est bien notre distance. Cette distance qui nous évite dans une trop grande promiscuité (com-
me en Bretagne) de trop de concurrence entre cercles… Hé oui
le mot est lâché : concurrence ! Au lieu de faire une force du nombre autour de fédérations fédératrices , les cercles en Bretagne se déchirent de se concurrencer pour les sorties, le classement n’est plus une saine émulation portant tout le
monde vers le haut mais une sorte de graal conduisant les uns
et les autres à « jouer des coudes » (comme par exemple de démarcher les meilleurs danseurs des groupes voisins) , car meilleur classement égale meilleures sorties et donc meilleurs cachets…
Loin de là de telles considérations chez nous en Divroet !
Conservons à l’esprit que la culture Bretonne est une culture ouverte pour preuve ces danses de chaînes qui se constituent
sans distinction d’âge, de couleur, …, ou de niveau.
Peu importe les imperfections, peu importe ce que peu écrire au détour d’une phrase un visionneur, peu importe les paroles qui peuvent être dites sur l’instant, peu importe les jugements qui peuvent être portés, retenons cet instant de partage, de commu-
nion, retenons ce plaisir qui fut offert et donné…
Sachons également écouter et entendre les messages de félicitations venant de nombreuses personnes (en Bretagne et ailleurs) s’étonnant parfois (eux n'y arrivant plus) de ce que sait
faire Divroet (en particulier cette image de solidarité…).
Sachons néanmoins conserver nos traditions et l’esprit qui les accompagne. Respect du costume, respect de la danse. Danses
de fest noz oui mais pas en costume, défilé, prestation scénique
oui, mais pas de cavalcade ou de prestation inappropriées. Un costume oui, mais pas un déguisement, une danse oui (même chorégraphiée), mais pas un défouloir genre fest noz. Un beau costume, traditionnel, « conforme » mais svp des cheveux longs,
et pas de bijoux « modernes »…
Simplicité oui, mais également rigueur, sans prise de tête, sans intégrisme, juste imaginer ce qu’ils auraient fait à l’époque avec
ce costume, avec cette coiffe…
Les groupes progressent par leur travail (bien entendu), en cela
les actions de formation de War’l Leur et Divroet sont essen-tielles, mais c’est également par l’observation et par l’échange
avec d’autres cercles qu’il est possible de progresser…
La force de Divroet c’est aujourd’hui cette envie d’apprendre,
cette volonté de bien faire et cette grande solidarité. Je l’ai particulièrement vu à Goussainville lors du dernier stage de pose
de coiffe et d’amidonnage…
Continuons sur cette dynamique, tout le monde a à y gagner, la culture Bretonne en particulier !